Réglages, permissions et hooks
Un agent capable d'écrire des fichiers et de lancer des programmes a besoin de limites. Dans Claude Code, ces limites ne sont pas de vagues promesses : ce sont de la configuration, écrite dans un fichier ( .claude/settings.json ) que vous contrôlez. Deux mécanismes comptent : les permissions et les hooks.
Permissions : les trois zones
Chaque action que l'agent pourrait poser tombe dans l'une de trois zones, et c'est vous qui tracez les lignes :
| Zone | Ce qui se passe | Exemples que vous pourriez choisir |
|---|---|---|
| Interdit ( deny ) | L'action est refusée, point final | Lire des fichiers de mots de passe, supprimer des dossiers, opérations forcées |
| Demander d'abord | L'agent s'arrête et vous demande | Envoyer un e-mail, publier une page, payer quoi que ce soit |
| Autorisé | L'agent procède de lui-même | Lire les fichiers du projet, lancer les tests, sauvegarder son travail |
C'est le sens pratique de « les humains fixent les règles, l'agent exécute ». L'autonomie n'est pas un tout-ou-rien : c'est un curseur par type d'action. Une nouvelle installation démarre prudente ( presque tout demande ) ; à mesure que la confiance s'installe, vous faites basculer les actions de routine vers « autorisé » tout en gardant les sensibles sous contrôle.
Un exemple réel tiré de notre propre configuration chez eaQbe : l'agent peut lire n'importe quel fichier du projet et lancer n'importe quel test seul ; il doit demander avant d'envoyer un e-mail ( et en montrer un aperçu ) ; il ne peut jamais lire des fichiers d'identifiants ni rien supprimer de force : ces actions sont refusées même si on les lui demande gentiment.
Hooks : des réflexes automatiques
Les permissions décident si une action s'exécute. Les hooks sont de petits contrôles automatiques qui s'exécutent autour des actions de l'agent : sans que l'agent ( ni vous ) n'ait à y penser.
Un hook est une règle de la forme : « quand X se produit, exécute Y ». Exemples concrets tirés de configurations en production :
- Au démarrage de session : vérifier que les systèmes critiques tournent et indiquer leur état à l'agent : pour qu'il démarre informé.
- Avant toute commande risquée : un garde inspecte ce qui est sur le point de s'exécuter et bloque les motifs dangereux : même si l'agent a été dupé pour les tenter.
- Après chaque modification de fichier : un contrôle automatique valide le fichier ( est-il toujours analysable ? ) pour qu'une faute de frappe soit attrapée à l'instant où elle survient.
- Avant de livrer une réponse sur des sujets sensibles : un rappel se déclenche : « vérifie ceci contre le système réel, pas de mémoire ».
L'analogie : les hooks sont les verrouillages de sécurité d'une machine. L'opérateur n'a pas à se souvenir de la procédure de sécurité : la machine l'impose physiquement. Les hooks transforment vos bonnes pratiques de « choses qu'on espère que l'agent retient » en « choses qui se produisent chaque fois, mécaniquement ».
Pourquoi cela compte au-delà de la sécurité
Permissions et hooks sont généralement présentés comme des fonctions de sécurité : et ils le sont. Mais leur valeur plus profonde est le calibrage de la confiance. Parce que les limites sont explicites et mécaniques, vous pouvez déléguer plus agressivement à l'intérieur de celles-ci. Les équipes sans garde-fous, soit sur-supervisent ( et ne gagnent rien ), soit sous-supervisent ( et se brûlent ). Le fichier de configuration est ce qui vous permet de ne faire ni l'un ni l'autre.
Questions fréquentes
Claude Code peut-il faire des choses sans ma permission ?
Uniquement ce que vous avez placé dans la zone « autorisé ». Tout le reste, soit vous est demandé d'abord, soit est refusé. Les zones vivent dans un fichier de réglages que vous pouvez lire et modifier à tout moment.
Qu'est-ce qu'un hook dans Claude Code, en termes simples ?
Une règle automatique « quand X, fais Y » qui s'exécute autour des actions de l'agent : un contrôle au démarrage de session, un garde avant les commandes risquées, une validation après chaque modification. Des réflexes, pas des conseils.
Que faut-il mettre dans la zone « demander d'abord » ?
Tout ce qui est irréversible ou tourné vers l'extérieur : envoyer des messages, publier du contenu, dépenser de l'argent, supprimer des données. La règle de bon sens : si vous voudriez qu'un employé junior vérifie avec vous d'abord, mettez-le dans « demander ».
Pour aller plus loin
- Ensuite : Skills & sous-agents : donner à l'agent un savoir-faire spécialisé.
- Nous configurons ces garde-fous en direct, sur votre cas d'usage, dans la formation Claude Code.